Beaucoup de Français prétendant hautainement que la gastronomie de l'hexagone est la meilleure au monde affirment, qu'avec Céline Dion et la neige, la poutine est la chose la plus inhumaine que les Québécois aient inventé. J'invite ces mêmes Français à rester chez eux et se préparer une fondue savoyarde qu'ils auront payé trois fois le prix et dont le goût n'aura rien de
savoyard. Non, à Rome comme les Romains. Sans plus faire languir les esprits non-initiés, je me hâte de décrire ce qu'est une poutine. Prenez des bonnes frites belges disposées avec grâce en tas dans une assiette en carton, saupoudrez de crottes de chedar anglais appelé aussi "fromage qui fait skouitch-skouitch", et enfin recouvrez d'une sauce espagnole type "barbecue" faisant fondre une partie du fromage et ramollir les frites. Si l'on est au courant des origines de chacun des ingrédients mais que tout le monde s'en fout, l'origine de la poutine reste très controversée, et tout le monde s'en fout aussi d'ailleurs. La poutine peut être servie simple, italienne, frite sauce, dulton, galvaude, à trou, chick 'n swell, all dressed, aux crevettes, râpée acadienne, au fois gras (pour les riches anglophones de Westmount et d'Outremont), au bleuet, et c'est déjà pas pire. En ce qui concerne Céline Dion, pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller l'écouter chanter tout les soirs à Las Vegas à vos risques et périls; pour ce qui est de la neige, il est conseillé d'attendre quand elle tombe pour commencer à sacrer contre elle; pour trouver de la Poutine il vous suffi soit d'aller directement dans une de ces grosses enseigne de fast-food nord-américain qui ne mérite pas qu'on les nomme, soit dans n'importe quel restaurant québécois le plus éloigné de la civilisation, ou tout simplement dans une "Bell-Province". La "Belle-Pro" pour les intimes fait parti de la branche ethno-éthique des enseignes de fast-food. Imaginez une chaine de fast-f
ood en Bretagne qui préparerais du kouign-amann, du kig ha farz, de la cotriade et des galettes aux andouillettes, le tout en barquette et servi par une grosse madame en tablier trop serré, qui vous parle avec un accent du Poher incompréhensible; eh bien ça c'est ce que peut être la "Belle-Pro" si elle était en France. revenons à la poutine. Après une bonne quinzaine de bières et quelques heures passées à suer sur le dance-floor, l'australopithèque a faim, très faim. Il se dirige vers cette enseigne clignotante que ses yeux n'arrivent pas à lire. L'australopithèque accompagné de ses congénaires dans le même état, fait machinalement la queue. Une fois arrivé en chancelant devant la grosse madame au tablier trop serré, une interaction de ses muscles faciaux et de ses cordes vocales, combinée avec une expiration au relants d'outre-tombe qui ferait faner un érable, lui permet d'émettre une superposition de son ressemblant à : "poutzine siouplé". Ensuite, regardant dans la direction de la grosse madame, il tend fièrement les 6$ qui lui permettent de redevenir un homme. Une fois attablé, et au bout de quelques bouchers, un concerto de grognements sourds s'échappe de l'orifice buccale des australopithèques. Lorsque l'on mange une poutine, on ne parle pas, l'on grogne ou l'on sacre. Ainsi fusent des " 'stie qu'ça goute la marde en criss" ou des " tabarnak ça s'peut pô mon chum comme c'est déyeu", le tout toujours avec un sarcasme très subtile. La cadence de nutrition oblige les sacreurs à évacuer une grande quantité d'air ingérée d'une façon très noble et distinguée que l'on appel "gros rot qui fait beaucoup de bruit". Lorsque l'assiette est vide, les australopithèques redeviennent Big V, Big J et Big D ... jusqu'à la prochaine poutine.
savoyard. Non, à Rome comme les Romains. Sans plus faire languir les esprits non-initiés, je me hâte de décrire ce qu'est une poutine. Prenez des bonnes frites belges disposées avec grâce en tas dans une assiette en carton, saupoudrez de crottes de chedar anglais appelé aussi "fromage qui fait skouitch-skouitch", et enfin recouvrez d'une sauce espagnole type "barbecue" faisant fondre une partie du fromage et ramollir les frites. Si l'on est au courant des origines de chacun des ingrédients mais que tout le monde s'en fout, l'origine de la poutine reste très controversée, et tout le monde s'en fout aussi d'ailleurs. La poutine peut être servie simple, italienne, frite sauce, dulton, galvaude, à trou, chick 'n swell, all dressed, aux crevettes, râpée acadienne, au fois gras (pour les riches anglophones de Westmount et d'Outremont), au bleuet, et c'est déjà pas pire. En ce qui concerne Céline Dion, pour ceux que cela intéresse, vous pouvez aller l'écouter chanter tout les soirs à Las Vegas à vos risques et périls; pour ce qui est de la neige, il est conseillé d'attendre quand elle tombe pour commencer à sacrer contre elle; pour trouver de la Poutine il vous suffi soit d'aller directement dans une de ces grosses enseigne de fast-food nord-américain qui ne mérite pas qu'on les nomme, soit dans n'importe quel restaurant québécois le plus éloigné de la civilisation, ou tout simplement dans une "Bell-Province". La "Belle-Pro" pour les intimes fait parti de la branche ethno-éthique des enseignes de fast-food. Imaginez une chaine de fast-f
ood en Bretagne qui préparerais du kouign-amann, du kig ha farz, de la cotriade et des galettes aux andouillettes, le tout en barquette et servi par une grosse madame en tablier trop serré, qui vous parle avec un accent du Poher incompréhensible; eh bien ça c'est ce que peut être la "Belle-Pro" si elle était en France. revenons à la poutine. Après une bonne quinzaine de bières et quelques heures passées à suer sur le dance-floor, l'australopithèque a faim, très faim. Il se dirige vers cette enseigne clignotante que ses yeux n'arrivent pas à lire. L'australopithèque accompagné de ses congénaires dans le même état, fait machinalement la queue. Une fois arrivé en chancelant devant la grosse madame au tablier trop serré, une interaction de ses muscles faciaux et de ses cordes vocales, combinée avec une expiration au relants d'outre-tombe qui ferait faner un érable, lui permet d'émettre une superposition de son ressemblant à : "poutzine siouplé". Ensuite, regardant dans la direction de la grosse madame, il tend fièrement les 6$ qui lui permettent de redevenir un homme. Une fois attablé, et au bout de quelques bouchers, un concerto de grognements sourds s'échappe de l'orifice buccale des australopithèques. Lorsque l'on mange une poutine, on ne parle pas, l'on grogne ou l'on sacre. Ainsi fusent des " 'stie qu'ça goute la marde en criss" ou des " tabarnak ça s'peut pô mon chum comme c'est déyeu", le tout toujours avec un sarcasme très subtile. La cadence de nutrition oblige les sacreurs à évacuer une grande quantité d'air ingérée d'une façon très noble et distinguée que l'on appel "gros rot qui fait beaucoup de bruit". Lorsque l'assiette est vide, les australopithèques redeviennent Big V, Big J et Big D ... jusqu'à la prochaine poutine."Si la décence invite à manger lentement son bol, faut quand même faire ça vite avant que les frites ne deviennent molles" Mes aïeux, Hommage en grain.
2 commentaires:
Et ben dis donc, je vois que tu fais des expérences culinaires très intéréssantes !!! Moi (LN) qui ne suis pas très aventurières dans ce domaine (suis je aventurière dans d'autres domaines ?? tel is the question!) et bien je me suis régalée à te lire, et avec qu'une envie, venir m'incruster chez toi et que tu nous prépares cette fameuse poutine version Doudou... de toutes façons quand on est raide... ;-))
GROS GROS BISOUS , on pense fort à toi
Salut doudou!
C clem... (Borot). Alors comme ça T parti chez les mangeurs de sirop d'érable et de poutine! Elle est belle la vie. Je t'envoie ce commentaire histoire de choper ton adresse mail pour qu'on puisse taper la discut un de C 4. ça me ferai plais surtout que dernièerement j'ai pas mal pensé à toi parce ke j'ai passé une semaine en bretagne à 10 min de quimper. Voila ça m'a donné envi de renouer le contact. J'ai trouvé ça trop con d'avoir plus de news alors ke kan on était gosse on en a fait de belles... Bref je te donne mon mail!
pikitreep@hotmail.com
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